Foire Aux Questions #4

Anima par Maïlys

Et voici la dernière FAQ de l’année qui portera cette fois sur L’ÉCRITURE ! Il y a beaucoup de graines d’auteur parmi vous et je reçois tellement de questions sur le sujet que j’ai essayé d’en sélectionner et d’en recouper un maximum ici. Si vous ne trouvez pas malgré tout la réponse que vous cherchez, dites-le-moi et j’y reviendrai dans une future FAQ !

Où trouvez-vous toutes vos idées ?

S’il y a bien une chose que j’ai constatée, c’est que l’imagination fonctionne un peu comme un muscle. Lorsque que j’en étais à mes tous débuts en écriture, en un temps préhistorique, j’agissais par mimétisme. Je reproduisais presque à l’identique des aspects qui m’avaient marquée dans telle ou telle œuvre : des types de personnages, des ressorts scénaristiques, des lieux emblématiques, des ambiances incontournables (un enterrement se passe toujours sous la pluie, n’est-ce pas ?). C’est ainsi qu’on finit par générer des clichés sans même en avoir conscience.

L’imagination se développe quand on essaie de prendre de la distance avec ça. J’ignore comment font les autres auteurs, j’ai d’ailleurs encore beaucoup à apprendre moi-même, mais en ce qui me concerne je passe par le mélange. J’aime associer des idées, des ambiances, des personnalités qui n’ont, a priori, rien à voir entre elles. Je pense aussi que le vécu occupe une place centrale dans le processus des idées. Prenez juste le temps de regarder autour de vous dans la rue. Pourquoi le personnage de votre roman devrait-il forcément être un acteur de cinéma ? Pourquoi ne serait-ce pas, tiens, ce passant que vous venez de croiser au hasard ? Ou bien, quand vous voyez tel objet, quelle association d’idées en faites-vous, que se passerait-il si vous le mettiez dans un tout autre contexte ? Et puis nous avons tous, je pense, notre symbolique personnelle, nos propres obsessions : c’est vraiment la matière brute idéale pour écrire un livre, pas nécessairement original, mais au moins personnel et donc unique.

Enfin, se pose la question des idées qu’on ne trouve tout simplement pas. Le fameux syndrome de la page blanche. J’ai parfois une notion trop vague de ce que je veux écrire et je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui me manque pour l’approfondir. Dans ces cas-là, j’essaie d’abord de faire autre chose sans rapport avec l’écriture  : une promenade, du ménage, des dessins-animés, du repos aussi parce que la fatigue est contreproductive. Et si ça ne suffit pas à déverrouiller mon cerveau, je… eh bien… je me parle à moi-même, en marchant en rond dans mon salon. Je fais un auto-brainstorming où je débobine le fil de ma pensée à voix haute (mon Cher Et Tendre a l’habitude, mais ça choque un peu mon chat). Dès que je sens que je tiens quelque chose, hop, je le note vite sur un carnet et je reprends mon dialogue avec moi-même. Cette méthode fait des merveilles chez moi.

Pouvez-vous vivre de l’écriture ?

A l’origine, je ne me destinais pas à être écrivain : je n’ai pas fait d’études spécifiques, je ne visais pas l’édition et c’est parce que j’ai participé au concours de Gallimard Jeunesse, encouragée par mon entourage, que j’ai fini par basculer de l’autre côté de la barrière. Je n’étais donc pas très au fait de toutes ces réalités là, j’ai tout découvert au fur et à mesure et je continue à apprendre.

J’ai été publiée en juin 2013 et je reçois mes droits d’auteur une fois par an. Mon premier versement s’est fait en janvier 2015, autant vous dire que je n’ai pas encore beaucoup d’expérience sur la question. Je touche à la base 6% sur les ventes du tome 1, 7% sur celle du tome 2 et 5% s’il s’agit d’un numérique ou d’un poche. Avant la sortie du tome 2, les chiffres de mes ventes ont été jugés excellents : j’ai touché l’équivalent d’un SMIC mensuel sur les années 2015 et 2016. Ça vous paraît peu ? C’est pourtant exceptionnel pour la vente d’un seul et premier roman jeunesse.

La sortie de mon tome 2 a boosté ce chiffre pour 2017… mais je n’ai aucune garantie de ce que je toucherai en 2018. Les ventes de mes deux premiers tomes se seront peut-être essoufflées et je ne percevrai celles du tome 3 qu’en 2019. Au stade où j’en suis, il m’est impossible de prévoir ce qui m’attend d’une année à l’autre.

La majorité des auteurs pour la jeunesse (ce qui inclut le Young Adult) ont besoin d’avoir un emploi rémunéré en parallèle de leurs activités d’auteur, parce qu’ils ne peuvent tout simplement pas espérer en faire leur métier. Et pourtant, c’est un métier à plein temps ! La Charte des Auteurs et des Illustrateurs Jeunesse œuvre pour aider à la valorisation des droits et à une rémunération plus équitable, notamment par rapport aux auteurs de romans adultes.

Et je vous invite chaleureusement à lire cet article de Florence Hinckel qui répond de façon aussi pertinente que transparente aux professionnels de l’édition jeunesse.

Comment prenez-vous les critiques ?

Je me souviens d’une époque, avant d’être publiée, où j’étais d’une susceptibilité absolument épouvantable. Au premier mot de travers sur un de mes textes, je le prenais pour moi (ou plutôt contre moi) et je me braquais. Je pense que j’ai laissé passer beaucoup d’occasions de progresser à cause de cette attitude. Il a fallu que j’apprenne à casser cet ego mal placé et à accepter la critique. Pas seulement l’accepter : la comprendre, l’intégrer. C’est seulement à partir de là que j’ai vu mon écriture mûrir enfin.

Depuis que je suis éditée, je reçois des commentaires tous les jours ! Les critiques positives sont évidemment très gratifiantes et il est toujours intéressant de voir les aspects de l’histoire qui ont le plus marqué le lecteur, les questions qu’il se pose au fil de sa découverte. La critique extrêmement enthousiaste peut aussi créer une petite pression : je voudrais pouvoir combler toutes les attentes tout en sachant que c’est impossible.

Je reçois plus rarement des critiques négatives. Non pas que tout le monde aime ce que j’écris, mais les déçus ne cherchent pas à me contacter pour me le dire. Il peut toutefois m’arriver, à moi ou à mon compagnon, de tomber sur des réactions plus mitigées de lecteurs, de blogueurs ou de booktubers. Comment est-ce que je les vis, ces critiques là ? Une critique négative, ça pique toujours un peu l’ego au début, mais ce sont celles qui permettent de progresser. Si elles sont constructives, évidemment. Face à des commentaires comme « je n’ai pas aimé », « je me suis ennuyé » ou « l’héroïne est à baffer », je suis impuissante : je ne peux pas rebondir sur eux, déterminer ce qui a manqué à mon texte ou à mon personnage. Internet permet à chacun de s’ériger en critique, mais il n’est pas si courant de trouver des commentaires qui dépassent le ressenti subjectif, qui ne résument pas une lecture à une petite formule-choc, et qui s’efforcent d’avoir une analyse équilibrée et argumentée. Mais à chaque fois que j’ai eu l’opportunité – la chance – d’en recevoir une, ça m’a vraiment aidée à agrandir ma plume !

En combien de temps écrivez-vous un tome ?

J’ai écrit le premier tome de la Passe-miroir en six mois. Je l’ai entièrement réécrit en un an. Et il m’a fallu plusieurs mois encore pour le corriger/relire/rerelire avec Gallimard Jeunesse.Vous l’aurez compris, le processus est chez moi plutôt long et pas toujours rectiligne. Il y a des périodes où j’ai le vent en poupe et où j’enchaîne les chapitres en pianotant joyeusement sur mon clavier ! Et il y a des traversées du désert où je m’arrache les mots au compte-gouttes, où je reprends encore et encore une seule scène, où j’ai l’impression d’avoir la tête dans le brouillard.

Le mental fait beaucoup. Le deuxième tome m’a pris bien plus de temps à boucler, car c’était la première fois que je me trouvais en situation d’écrire en étant publiée. Je me suis mise une pression abominable au point d’avoir grippé la machine. Il a fallu que j’apprenne, pour dépasser mon blocage, à m’immerger totalement dans mon texte en faisant abstraction – au moins pour un temps – du monde extérieur et des attentes des lecteurs.

Certains auteurs peuvent écrire un livre publiable tel quel entre 3 à 6 mois. Je n’en fais pas partie ! Il faut dire ce qui est, une partie de moi apprécie la lenteur. J’aime prendre le temps de m’imprégner des ambiances et d’imaginer chaque scène dans les moindres détails, de l’écrire couche après couche comme une peinture sur toile. Mais cette lenteur a une contrepartie : je perds parfois de vue le fil conducteur de mon intrigue !

Pourquoi écrire du point de vue d’un seul personnage ?

La question du point de vue en écriture n’est pas si différente de celle de la caméra au cinéma. C’est ça qui va déterminer ce qu’on montre et ce qu’on ne montre pas au lecteur. Pour la Passe-miroir, il m’a paru important de mettre le lecteur au même niveau qu’Ophélie, de vivre les événements et de découvrir les révélations au même rythme qu’elle. Si j’avais adopté le point de vue de Thorn, il aurait perdu cette part de mystère qui le rend si ambigu aux lunettes d’Ophélie. On m’a d’ailleurs déjà fait la réflexion que je décrivais davantage les autres personnages qu’Ophélie elle-même : c’est tout à fait volontaire de ma part ! J’essaie de complètement m’immerger dans sa perception, elle ne se décrit elle-même que quand elle croise son reflet.

Mais je commence à atteindre les limites de cette technique narrative : plus l’intrigue prend de l’ampleur, plus l’action se disperse dans l’espace et plus je me sens à l’étroit dans la perception d’un seul personnage.  C’est pourquoi j’essaie parfois de changer d’angle de vue avec une narration secondaire (les fameuses bribes du tome 2, par exemple).

Écoutez-vous de la musique quand vous écrivez ?

La musique permet de modifier très vite un état d’esprit : tel morceau donne la pêche, tel autre rend nostalgique. C’est pour moi une véritable aide à l’écriture. Je me suis  créée des playlists thématiques : « tension dans l’air», « mystère et enquête », « curieuses situations », « frisson épique », etc. Selon la scène que je dois écrire, hop, je lance la playlist qui me mettra dans la bonne ambiance !

Je n’écoute pratiquement que de l’instrumental, avoir un texte dans les oreilles m’empêche de bien me concentrer sur le mien. Ce sont la plupart du temps des OST de films (Alexandre Desplat, Bruno Coulais, Hans Zimmer), de séries (The Leftovers, Sherlock, Trône de fer), de jeux (Ori and the blind forest) ou d’animes (Escaflowne, Noein, Space Brothers).

Je souhaite écrire un livre : pourriez vous me conseiller pour le réussir ?

Il m’est assez difficile de répondre à cette question. Je pense qu’il y a autant de manières d’écrire qu’il y a d’auteurs et aucune n’est selon moi plus valable qu’une autre. Il existe des manuels pour construire un scénario, des personnages qui regorgent de conseils très intéressants, mais j’aurais plutôt tendance à les recommander quand on a d’abord fait ses propres expériences et affiné son esprit critique. L’essentiel est d’écrire au plus proche de soi-même, de trouver le style et les idées qui nous reflètent. Et ça, c’est un vrai défi ! Je crois à la pratique plutôt qu’à la théorie. C’est en faisant beaucoup d’erreurs et en vivant beaucoup d’errances qu’on se construit véritablement. Il y aura des décalages entre l’histoire qu’on imagine et l’histoire qu’on raconte, on peut passer beaucoup de temps (des mois, des années) à se dire « mais c’est PAS ça que je voulais écrire ». C’est frustrant, douloureux, et pourtant il faut persévérer, écrire, réécrire, lire, se faire lire, accepter les critiques jusqu’au jour où l’on se dit « voilà, c’est ça l’histoire que j’avais envie d’écrire. »

J’ai écrit un livre : pourriez-vous le lire pour me donner votre avis ?

C’est une demande assez fréquente et hélas, trois fois hélas, il faudrait que je me clone pour ajouter ce suivi-là en plus du reste. Voyez-vous, à côté de l’écriture, je suis co-administratrice d’une communauté d’auteurs en ligne. Rien qu’en ce moment, je lis et commente quatre ou cinq textes différents dès que j’ai un moment !

A quel concours d’écriture pourrais-je participer pour être publiée ? (Lissou)

Le seul concours auquel j’ai participé a été pour moi le bon, mais je n’ai pas une si grande expérience que ça de la question. Je sais que des concours sont régulièrement organisés par des maisons d’édition, mais les conditions de participation et les récompenses varient complètement de l’une à l’autre.

Il existe heureusement des sites qui les compilent et les actualisent comme le Coin des Appels à Textes 🙂

Écrivez-vous des plans pour chaque chapitre avant de les écrire ? (LilaJune)

Fut une époque où j’écrivais de façon totalement décomplexée dans une improvisation permanente. Peu m’importaient les poignées de cheveux sur la soupe, les mais-d’où-ça-sort-ça-? Et les tais-toi-c’est-magique, du moment que je m’amusais bien. Je suis ensuite tombée dans l’extrême inverse où j’ai voulu concevoir un plan hyper détaillé au chapitre par chapitre. Résultat : ça m’a plus bloquée qu’autre chose.

Je pense avoir trouvé à présent un compromis qui me convient mieux de tous les points de vue. Je définis les grandes étapes du récit sous forme de post-it sans forcément me soucier du «où», du «quand» et du «comment» : ça, ce sera à ma créativité de le concocter au moment de l’écriture. Une étape consiste en une action, une décision ou une révélation qui a des conséquences déterminantes sur l’intrigue principale et l’évolution des personnages. Une étape peut englober plusieurs chapitres ou ne faire que la moitié d’un.

Pour ceux parmi vous qui veulent approfondir la question, je recommande de jeter un coup d’œil aux réflexions sur le scénario de John Truby. Il ne s’agit pas d’appliquer une méthode telle quelle mais de retenir ce qui peut vous servir. Chaque auteur finit par trouver sa petite popote.

Commencez-vous l’histoire par le début, la fin ou le milieu ? (Blanche)

En écriture, je suis un tank. Je commence à la première page, je termine à la dernière et je suis viscéralement incapable d’écrire un chapitre tant que je ne suis pleinement satisfaite du précédent. Il peut m’arriver d’avoir des fulgurances où une future scène, un dialogue à venir m’apparaissent (généralement en plein milieu de la nuit, sinon ce ne serait pas marrant) avec une profusion de détails qui me plaisent énormément mais que j’ai terriblement peur d’oublier avant d’en être au moment-clef (j’ai déjà dit que j’étais un peu lente ?). Ce sont les seuls cas de figure où je jette mon texte brut dans un fichier à part et qui attendra patiemment son heure.

Quelle est votre « ambiance de création » préférée ? (Lise)

Je n’écris jamais si bien que dans mon divan, les écouteurs dans les oreilles, avec un coussin dans le creux du dos et l’ordinateur sur les genoux. De là, je peux lever les yeux vers la fenêtre où l’angle de vue est absolument parfait : je ne vois ni la route ni les voitures, juste le grand arbre des voisins d’en face et un pan de ciel.

Quelle est pour vous le meilleur moment pour écrire ? (Tiberghien)

Je n’ai pas d’horaires fixes à proprement parler, mais j’ai remarqué que mes meilleures périodes de la journée étaient le matin au lever du lit et le soir avant de me coucher. Dans un cas comme dans l’autre, ce sont des moments où j’ai à moitié un pied dans le sommeil et ça désinhibe mon inspiration. Je lâche plus facilement prise, je me mets moins de pression, je me sens plus libérée pour écrire.

Combien de temps passez-vous à l’écriture ? (Emily)

Là encore, je n’ai aucun planning fixe. Je suis sans emploi, je n’ai pas d’autre famille à charge qu’un chat et mon compagnon est aussi bohème que moi. J’organise mon temps à la maison comme je l’entends. Ou plutôt je ne l’organise pas. J’alterne écriture, documentation et dessins animés comme ça vient. J’essaie d’être constante, mais je n’ai pas un quota d’heures ou de mots que je m’impose chaque jour. Et si malgré mes tentatives, les mots ne viennent pas, je ne me force pas coûte que coûte.

De plus, l’emploi du temps d’un auteur ne se résume pas qu’à écrire. Je suis en déplacement une à deux fois par mois pour rencontrer mes lecteurs et chacun d’eux se prépare longtemps à l’avance, avec beaucoup de mails à échanger. Je consacre pas mal de temps à communiquer avec les différents services de mon éditeur (presse, rencontres, manuscrit, comptabilité) et avec les professionnels du livre qui me font l’honneur de m’inviter. Et il y a évidemment toute la communication avec mon lectorat : le site web, la page Facebook, le groupe Facebook, le Tumblr sont autant de plateformes que j’essaie de suivre de près (d’où ces fameuses FAQ d’ailleurs !). Ce n’est évidemment pas une obligation, mais je trouve important d’avoir un vrai dialogue avec vous. Tout ceci cumulé peut parfois, selon les périodes, représenter une telle charge de travail et exiger une telle énergie que je ne trouve plus du tout le temps d’écrire. Heureusement, je suis aidée par mon compagnon qui agit comme un véritable agent littéraire. Il s’informe et me conseille quotidiennement sur tout ce qui touche de près ou de loin à mes activités. Sa priorité à lui n’est pas que je fasse des ventes ou que je devienne célèbre, mais que je continue de m’épanouir dans ma passion.

On peut conclure de tout ceci que je suis une personne privilégiée. Beaucoup d’auteurs que je rencontre doivent tout gérer par eux-même en ayant des enfants et un autre métier à côté !

Qui vous aide à corriger votre texte ? (YnnaF)

Avant d’être publiée, je postais mon histoire en ligne sur Plume d’Argent. Cette communauté de web-auteurs est pour moi une véritable famille de plume : j’y ai reçu et j’y reçois encore des encouragements permanents. Je ne peux plus mettre mon texte en ligne comme j’avais l’habitude de le faire, mais je continue de le soumettre en privé à un cercle d’amies plumesques qui ont mon absolue confiance. Elles ont cette capacité formidable à avoir une double lecture de mon manuscrit : en tant que lectrices elles me font part de leurs réactions à chaud et de leurs questionnements ; en tant qu’auteures elles pointent les maladresses de style, le manque de clarté, les incohérences. Leur regard est inestimable pour moi.

Et bien sûr, il y a Gallimard Jeunesse. Ma conseillère littéraire intervient généralement  peu sur le fond et se concentre davantage sur la forme de façon à fluidifier le texte au maximum. Le manuscrit passe ensuite de main en main, de service en service chez l’éditeur, avec de nouvelles réactions à chaque fois. J’ai une pensée tout spéciale pour Jean-Philippe Arrou-Vignod qui est à la fois auteur et directeur de collection chez Gallimard Jeunesse : ses retours m’ont été extrêmement précieux.

Il y a enfin mon Cher et Tendre qui me lit avec une formidable bienveillance. Il faut savoir, pour en prendre la mesure, que la littérature jeunesse et les genres de l’imaginaire ne sont pas sa choppe de bière. Il ne me corrige pas mais j’accorde une énorme importance à son opinion.

Qu’est-ce qui vous plaît dans le fait d’écrire ? (Emily)

C’est une très belle question qui fera une excellente conclusion ! Ce que j’aime le plus avec l’écriture, c’est qu’elle me permet de m’échapper de la réalité pour mieux pouvoir y revenir, mais sous un nouvel angle. Écrire change le regard qu’on porte sur soi et sur le monde.

Et voilà, j’en ai terminé avec les grandes FAQ thématiques de décembre ! Vous avez tout le temps de les lire et les relire dans les semaines à venir : je n’en posterai pas de nouvelles avant février. La prochaine sera dédiée aux spoilers du tome 2 !

Je vous souhaite une très laineuse fin d’année ♥

22 pensées sur “Foire Aux Questions #4”

  1. C’est passionnant de plonger dans l’envers du décors, du ‘miroir’. Vous nous permettez d’avoir un aperçu du procédé de création. Je suis moi-même une apprentie romancière, et vos conseils me sont très enrichissants et inspirants. Je pense m’inscrire sur « Plume d’Argent », qui me paraît être une excellente plateforme pour obtenir un retour objectif sur mes écrits, et pour en apporter à d’autres auteurs. J’aime énormément la « Passe-miroir », j’ai lu les deux livres au moins 3 ou 4 fois chacun tant j’adore les aventures d’Ophélie et de Thorn ! J’attend avec impatience le prochain tome. Bonne continuation et merci pour cette FAQ !

  2. Je rêverais d’écrire. Je suis quelqu’un d’assez silencieuse et qui réfléchit beaucoup. Mais j’ai une frustration immense c’est que ça va trop vite dans ma tête et que vu que j’écris sur papier ( je suis pas très à l’aise sur ordi) je vais pas assez vite et ça m’énerve parce que je peux pas écrire tout le temps (je suis au lycée) et après j’oublie. Et puis il y a toujours ce blocage de toujours me dire que c’est nul ( vive la confiance en soi). Fin bref je m’étale mais je me demandais si vous aviez des conseils.

    Sinon je vous trouve vraiment facinante et votre histoire vivement le tome 3 (c’était le moment groupie).

    Merci d’avance

  3. C’est étrange, mais je ressens une énorme fascination pour le personnage de Thorn.
    Je me demandais si j’étais la seule à avoir cette fascination.
    Pour ma part, j’imagine plutôt Thorn avec les cheveux bruns très foncés.

    1. C’est pour gardé le cliché de l’homme froid, ténébreux et mystérieux, il est souvent brun ce personnage là, voilà pourquoi je pense qu’on a tendance à imaginer Thorn brun 😉

    2. T’inquiète pas, tu n’es pas toute seule ! A mon avis, il a tout un fan-club pour lui ! ( j’en fait partie ) C’est clair que en brun, c’est plus ténébreux, mais moi je l’imagine très pâle, du coup blond ça lui va mieux dans ma tête ! On imagine tous les personnages différemment je pense.

  4. Merci chère Christelle pour la référence à mon article. J’en profite pour te dire que j’ai a-do-ré le 1er tome de ta passe-miroir (j’en ai d’ailleurs parlé sur mon blog), il faut absolument que je lise le 2nd ! Au plaisir de te rencontrer au détour d’un salon ou autre.

  5. Apprehendez-vous la fin de La Passe Miroir?
    Je veux dire, n’avez vous pas un peu peur d’arriver au bout de ce projet,au bout de l’écriture?

  6. Bonjour, bonjour! Chère et grande écrivain que vous êtes!
    Vos deux livres sont géniaux, rien à dire (enfin si, mais il y en a tellements de choses positives à dire, qu’il me faudrai au moins une journée entière pour les citer!).
    J’ai une question à vous poser:
    Quel est le principal ennemi (si il y en a un) dans l’histoire de la Passe-Miroir? À part toutes les aventures et intrigues qui s’y passe, Ophélie doit-elle affronter quelqu’un où quelque chose? Si il y avait un ennemi, est-ce ce fameux « Dieu » ? Peut être que j’ai mal lue et que vous avez déjà préciser l’ennemi (si il y en a un, je répète) mais valà, valà comme vous dites.
    Je vous remercie de tous cœur de nous plonger, nous les lecteurs, dans votre monde et celui d’Ophélie!

    Que le vent n’emporte pas l’écharpe!!

  7. Je tiens à laineusement vous remercier pour tous vos commentaires sur les FAQ ! Le temps que j’ai consacré à les faire est très largement récompensé par vos retours, à la fois personnels et enrichissants. Merci, vraiment ♥

  8. J’étais à la Fnac à la mi décembre et je lisais les résumés des livres dans la rangée « coups de coeurs » quand un vendeur a surgi de nulle part et m’a très vivement conseillé les fiancés de l’Hiver. Je lui ais demandé si c’était un peu comme Harry Potter, ma référence absolue, et il m’a répondu « c’est mieux ». Pas possible ais-je pensé. Mais aujourd’hui alors que je dévore les disparus du Clairdelune, je sais que le vendeur avait raison 🙂 C’est tout un tas d’emotions qui surgissent en lisant la passe miroir, on plonge totalement dans ce monde et les personnages sont super attachants, merci pour ces vrais moments de joie !

  9. Wouah je vois votre métier sous un angle tout à fait différent. J’ai été un peu choqué du Smic, j’aurais pensé bcp plus. Que l’écharpe soit avec vous!! N’étant pas artiste moi-même vos réponses me donneraient presque envie de me lancer 😉!! Mais je reste une liseuse lol. Votre passion est communicative, j’ai passé un bon moment à lire vos réponses. Merci 😊!!

    1. Effectivement, ces revenus peuvent paraître honteusement faibles, mais il faut savoir qu’il y a deux façon de se faire publier : soit en gardant la propriété de son manuscrit et ça coûte la modique somme de 2500 E en moyenne, soit en perdant la propriété de son manuscrit et là les frais tombent à 400 E environ. Pour un prix d’ouvrage fixé à 20 E environ, l’Editeur récupère plus de 75% du bénéfice du prix. On voit ce qui reste : moins de 4 E le livre pour l’auteur. La plupart du temps, un premier livre se publie à 300 exemplaires maximum, il faut une chance inouïe pour qu’il soit remarqué et « boosté » en librairie. Donc, je confirme : impossible d’en vivre, à moins de s’appeler J.K. ROWLING…

  10. Superbe FAQ qui révèle vraiment ce qu’il se cache derrière le livre et tout le travaille que vous accomplissez. C’est très sympathique d’avoir un aperçut de comment vous travaillez. J’ai hâte de lire la prochaine FAQ (je vais me montrer patiente!).
    J’ai tout particulièrement aimer lire que vous aimez écrire tout en écoutant des musiques pour vous mettre dans l’atmosphère nécessaire ou souhaitée! (Et oui, j’adore également les musiques de Hans Zimmer et également – surtout, vraiment surtout – de Ori and the blind forest, ces musiques en particuliers ont sut m’émouvoir le cœur comme jamais durant l’écriture de certains de mes textes! Je suis heureuse de voir que je ne suis pas la seule!).
    En tous les cas merci pour tous ces précieux conseils et pour avoir donner un aspect tout différent à l’écriture d’un livre! C’est très enrichissant d’avoir ce type de FAQ avec des conseils, surtout lorsqu’on essaie de se lancer dans l’écriture constructive d’une histoire! Encore merci, bonne continuation!

  11. Je n’ai pas encore lu vos livres mais je compte remédier à cela prochainement. Je me suis rendue sur votre site (que je trouve très réussi soit dit en passant ) après qu’une amie m’ait chaudement recommandé vos romans. Je vous découvre en tant qu’auteur à l’écoute de son lectorat et je trouve cela très rafraîchissant. Je vous souhaite une bonne continuation !

  12. Je ne sais pas si vous connaissez le compositeur Ryuichi Sakamoto dont je trouve les morceaux particulièrement inspirants! Enfin ça ne tiens qu’à moi mais cela m’aide à écrire 😉

  13. je voulait vous faire remarquez que dans un précédent article vous disiez que vous deviez faire un quota de page par jour et un salaire vous était reversez à la fin du mois, est-ce que ça à changer ?
    moi aussi j’écris (pas aussi bien que vous) et vos conseil sont précieux. Je mise sur les concours d’écriture pour m’améliorer et le site que vous avez indiqué est intéressant.
    Thorn est mon personnage préférer alors j’ai peur qu’il soit moins présent suite à ce qui c’est passer à la fin du tome 2, est- ce que mes inquiétude vont s’avérer ?
    PS votre concept d’FAQ est super! ^^
    une lectrice charmée

    1. Tu parles de ma toute première FAQ ? J’avais écrit : « Je NE me rends PAS chaque matin au bureau où m’attend un quota de mots à écrire pour la journée, avec un salaire qui tombe à la fin du mois. » L’idée était justement d’expliquer que ce n’est pas ainsi que les choses fonctionnent quand on est publié.

  14. Merci pour ces FAQs, ce fut un réel plaisir de vous découvrir autrement qu’à travers vos personnages et vos posts sur le groupe Facebook.
    Je ne suis « fan » que depuis très peu de temps, puisque j’ai acheté votre premier tome il y a un an pour ne le terminer qu’en novembre de cette année. J’ai dans l’idée de lire le tome 2 prochainement, bien que j’aie peur d’être en manque ensuite ! Il fait partie de mon challenge Cold Winter, si cela vous dit quelque chose, qui sait.

    Au plaisir de suivre votre aventure écharpeuse,
    sous la laine et les griffes,
    le sourire de Renard,
    et de la belle Ophélie.

    D’ailleurs, petite question personnelle : les prénoms de vos personnages sont pour la plupart assez anciens ou peu répandus (Thorn, Bérénilde, Archibald, Renard), pour quelle raison « Ophélie » est la plus « normale », la plus courante ?

    Bonne continuation,
    Manon

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